A past Ig Nobel winner recounts the glory (or whatever)

Laurent Bègue, who a year ago was (together with his colleagues) awarded the 2013 Ig Nobel Prize for psychology, recounts the experience. He writes, in the Huffington Post:

Le jour où j’ai reçu un IG Nobel

begueL’université américaine de Harvard décerne chaque année les LG Nobel. Ces prix récompensent des scientifiques dont les travaux font “rire, puis réfléchir”. Laurent Bègue, professeur à l’université de Grenoble et lauréat 2013, revient sur son expérience un an après.

Le message que j’ai trouvé dans ma boîte électronique, ce 14 avril 2013, était plus énigmatique que la moyenne. En tant qu’enseignant-chercheur à l’université, les courriels que je reçois sont parfois inattendus ou sibyllins (comme savent l’être les étudiants, sans parler de certains collègues) mais celui-ci l’était particulièrement: «Pourrions-nous avoir une conversation strictement confidentielle (par email ou téléphone) au sujet de votre article publié récemment dans le “British Journal of Psychology”». L’auteur de ce message matinal, un certain Kees Moeliker, se présentait comme le représentant européen du « bureau des recherches improbables ». Après avoir Gogglelisé le patronyme néerlandais de mon mystérieux correspondant, deux informations ressortaient : ce monsieur était ornithologiste à Rotterdam, et il avait été distingué pour ses travaux sur la nécrophilie homosexuelle chez le canard colvert.

Le ton était donné. J’apprenais qu’un récent papier sur l’effet placebo de l’alcool sur la perception de soi, publié avec plusieurs collègues de Paris, Grenoble et de l’université de l’Ohio, allait nous valoir un IG nobel (contraction de “Nobel” et de l’adjectif “ignoble”), prix redoutable quoique convoité et décerné annuellement depuis plus de vingt ans à l’université de Harvard à dix chercheurs de toutes disciplines dont les travaux font « rire les gens au premier abord, et ensuite les font réfléchir »….

Improbable Research